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Le rôle du notaire
L'ensemble des frais et droits consécutifs
à l'acquisition d'un bien immobilier sont à la charge de
l'acquéreur. Ils sont composés de taxes, d'impôts, de droits
de timbres, de frais d'obtention des pièces administratives et
des honoraires du notaire.
Les frais de
notaire sont essentiellement des impôts collectés par
le notaire pour le compte de l'état. Il s'agit des "droits de
mutation". A ces impôts, s'ajoutent les honoraires du notaire.
C'est le barème des tarifs proportionnels (ou fixes) hors
taxes qui rétribuent pour l'essentiel la rédaction des actes
établis par le notaire (promesse de vente, actes authentiques,
affectation hypothécaire).
Le bénéficiaire est
le trésor public. C'est ce qui correspond à la taxe
de publicité foncière. Le coût des timbres fiscaux, la TVA
immobilière et la TVA sur les émoluments. Il existe aussi les
DEBOURS : Le bénéficiaire en est le notaire pour les démarches
qu'il a faite. Ce sont les sommes déboursées par le notaire
pour se procurer l'extrait cadastral, les états hypothécaires,
le certificat d'urbanisme, la purge du droit de préemption,
pour payer le salaire du conservateur des
hypothèques.
Le montant de la taxe
notariale, lorsqu'il s'agit d'une vente immobilière
est de 0,5 % du prix de vente. Quant aux honoraires des
notaires, ils ne font, à ce jour, l'objet d'aucune
tarification légale. Dans la pratique, les frais de dossier
varient entre 0,5 % et 1 % du prix de vente, en fonction de
l'importance de ce dernier et de la difficulté du dossier.
Le notaire peut être considéré comme un garant
de l'état de droit ou un arbitre impartial des contrats qu'il
reçoit et dont il assure la moralité et la sécurité juridique,
et ce, dans la mesure où il a pour mission
d'authentifier - au moyen d'actes inattaquables - les
volontés des contractants, d'alimenter les recettes
budgétaires de l'état - par des prélèvements des droits
d'enregistrement, des impôts et taxes - et de prévenir les
litiges ou procès qui en découlent, évitant ainsi
l'engorgement des tribunaux et participant, de ce fait, à la
moralisation des relations contractuelles.
D'un
point de vue socio-économique, c'est un partenaire
nécessaire et important de la famille et de l'entreprise. En
effet, son rôle est triple. Au-delà du rôle de rédaction des
actes, le notaire peut être un conseiller juridique sur moult
questions : droit privé, droit immobilier, droit des affaires,
droit des sociétés, droit international privé et aussi sur la
fiscalité et la gestion de patrimoine.
Il a
également pour mission d'informer, impartialement,
les parties sur la portée des engagements qu'elles prennent.
Il joue aussi un rôle de sécurité et de prévention. En effet,
du fait de la rédaction d'actes juridiques, le notaire est en
mesure de prévenir les litiges entre les parties. Il veille
sur les documents et actes publics et effectue les diverses
formalités fiscales et juridiques; nécessaires à la perfection
des contrats selon les dispositions légales. La finalité
étant, pour les parties, de se mettre à l'abri de toute
irrégularité vis-à-vis de la législation en vigueur.
Le notaire assume le rôle de
conciliateur et de médiateur. Face à un désaccord entre les
parties, le notaire est le mieux placé pour chercher et
aboutir à des solutions intermédiaires et mettre fin aux
divergences à l'amiable. Pour accomplir son devoir, le notaire
a des frais liés à l'emprunt. Ce sont les frais liés à
l'acquisition qui couvrent en réalité les frais et taxes, de
nature totalement différentes. Pour l'essentiel, les notaires
se contentent de les collecter puis de les reverser à leur
destinataire final, qui sont l'Etat et les collectivités
locales.
Les frais recouvrent la
rémunération proprement dite du notaire, qui est fixée selon
un barème national, en fonction du prix de la vente; les
droits et taxes liés à l'acquisition (droit d'enregistrement,
taxe de publicité foncière ou TVA selon que le bien est ancien
ou neuf, salaire du conservateur des hypothèques, droits de
timbre, ...) ; les frais et débours, c'est-à-dire l'ensemble
des frais engagés pour constituer le dossier (extrait
cadastral, état hypothécaire, ...).
Tous ces
frais seront évidemment justifiés par le notaire ; en
pratique, celui-ci vous demandera, le jour de la signature de
l'acte de vente, une provision devant, en principe, couvrir la
totalité de ces frais, et un peu plus. Puis, quelques mois
après, il vous adressera un état détaillé de l'ensemble des
frais engagés pour l'acquisition, habituellement accompagné
d'un chèque représentant la différence entre le montant de la
provision et celui du coût réel de l'opération.
Sauf cas exceptionnels, les frais de
notaire doivent être payés le jour de la signature de l'acte
authentique ; c'est aussi ce jour là que l'acquéreur doit
verser la somme correspondant au prix d'achat, diminuée des
sommes qu'il aurait déjà versées au moment de la signature de
l'avant contrat, notamment l'indemnité d'immobilisation.
Exemple : les droits d'enregistrement relatifs à un acte de
mainlevée d'hypothèque sont de 0,5% du montant de
l'hypothèque, étant précisé que lorsque l'opération de crédit
à été passée avec un établissement bancaire la mainlevée
d'hypothèque est enregistrée gratuitement.
La
taxe foncière est de 150,00 DHS. Quant aux émoluments
du notaire, en cas de revente du bien immobilier, ils ne font
pas l'objet d'une tarification et dépendent de l'importance et
de la difficulté du dossier.
A signaler
que le notaire est avant tout un officier public,
établi pour recevoir les actes auxquels les parties doivent ou
veulent faire donner le caractère d'authenticité; attaché aux
actes de l'autorité publique pour en assurer la date, en
conserver le dépôt. Les notaires sont nommés au Maroc par
Dahir Royal. Les actes sont établis en langue
française.
El Mahjoub ROUANE |
LE MATI
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